Le stationnement : un casse-tête quotidien… Et des solutions
Une récente étude menée par l’institut Ipsos pour le Yespark Group dresse un état des lieux précis des usages et des défis du stationnement en France. Elle met en lumière une réalité tiraillée entre une forte dépendance à l’automobile et des difficultés croissantes à se garer, tout en esquissant des pistes d’évolution pour les années à venir.
Dépendance à la voiture et difficultés de stationnement : un mariage compliqué
La voiture conserve une place centrale dans le quotidien des Français. L’étude indique que 87% des conducteurs l’utilisent quotidiennement ou presque. Cette dépendance s’accompagne d’une pratique intensive du stationnement en voirie : un conducteur sur deux recherche une place dans la rue au moins une fois par semaine, et un sur dix effectue cette recherche tous les jours. Cette quête de stationnement apparaît comme une composante incontournable de la mobilité, en particulier pour les habitants d’agglomérations moyennes et les foyers de quatre personnes ou plus.
Cependant, cette dépendance se heurte à une réalité de plus en plus complexe. Une majorité de conducteurs considère qu’il est plus difficile de se garer dans leur ville aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Cette perception est accentuée dans les grandes agglomérations et en région Méditerranéenne. La recherche d’une place se transforme souvent en une épreuve chronophage et stressante : un automobiliste sur quatre déclare passer plus de 30 minutes à chercher une place lorsqu’il se trouve en centre-ville.
Les conséquences de cette difficulté sont multiples. Sur le plan psychologique, se garer est une source de stress pour une grande partie des conducteurs, un stress particulièrement aigu dans le cadre de déplacements occasionnels. Ce sentiment est tel que 50 % des conducteurs affirment avoir déjà renoncé à prendre leur voiture par crainte de ne pas pouvoir se garer.
Sur le plan financier, si près de la moitié des conducteurs se garent encore gratuitement, les autres dépensent en moyenne 25 euros par mois pour le stationnement, un montant qui atteint 36 euros à Paris. Enfin, le stationnement en voirie n’est pas sans risque : un quart des conducteurs se garant régulièrement en voirie ont reçu une amende au cours de l’année écoulée (un sur trois à Paris).
Des solutions et perspectives d’évolution pour le stationnement en ville
Face à ces défis, l’étude Ipsos explore l’appétence des conducteurs pour des solutions alternatives et leurs visions pour l’avenir. La question de la réduction des places en voirie divise : si 50 % des personnes interrogées y sont favorables, 34 % souhaiteraient limiter cette mesure à certaines zones uniquement. L’autre moitié y est opposée.
En revanche, certaines solutions reçoivent un accueil favorable. Ainsi, 75 % des conducteurs pensent que l’utilisation de parkings relais en périphérie des centres-villes permettrait de réduire les embouteillages. De même, 67 % estiment que les parkings souterrains privés (bureaux, résidences) devraient être ouverts au public, même si 40 % conditionnent cette ouverture à des horaires ou des tarifs spécifiques.
Les principaux freins à l’utilisation de ces parkings souterrains identifiés par l’étude sont le prix et la sécurité, notamment pour les femmes, les seniors et ceux cherchant une place régulièrement. Inversement, des tarifs attractifs et une sécurité renforcée seraient les principaux leviers pour inciter les automobilistes à y recourir.
En se projetant dans dix ans, les conducteurs envisagent l’évolution du stationnement davantage sous l’angle d’une réduction des voitures individuelles et d’un développement du covoiturage et des transports en commun, que par la seule digitalisation des services.
Yespark et Zenpark : des solutions concrètes pour un stationnement apaisé
Dans ce paysage complexe, des acteurs comme Yespark et Zenpark proposent des réponses adaptées aux besoins identifiés par l’étude. En facilitant la réservation et l’accès à des places de parking dans des parkings souvent souterrains, ces services répondent directement aux attentes exprimées par les conducteurs.
Leur modèle, qui permet d’optimiser l’utilisation de parkings existants (notamment ceux de bureaux ou de résidences en dehors des heures pleines), correspond à l’aspiration de 67 % des automobilistes à voir ces espaces ouverts au public. En offrant une alternative à la recherche stressante en voirie, ces solutions contribuent à réduire le temps perdu et le risque d’amende. De plus, en proposant des tarifs transparents et souvent plus avantageux que le stationnement public de surface, elles adressent la préoccupation majeure du coût.
Ainsi, face au casse-tête quotidien du stationnement, des services intelligents émergent pour concilier la dépendance à la voiture avec une expérience de mobilité plus fluide, économique et sereine.