Passages piétons : des milliers de places en voirie supprimées
D’ici à la fin de l’année, les communes ont l’obligation de supprimer les places de stationnement situées à l’approche des passages piétons. Une mesure de sécurité routière qui passe mal auprès de certains commerçants et qui pèse lourd dans les budgets des municipalités. Entre enjeux de visibilité, vitalité des commerces et contraintes financières, tour d’horizon d’un chantier qui concerne des milliers de villes en France.
Stationnement : la fin des places près des passages piétons, une obligation qui fait débat
D'ici la fin de l'année, les communes françaises doivent se mettre en conformité avec une disposition de la loi d'orientation des mobilités (LOM), adoptée il y a six ans. L'objectif : supprimer les places de stationnement situées à proximité immédiate des passages piétons afin d'améliorer la visibilité des automobilistes et la sécurité des traversées.
Cette mesure, loin d'être anecdotique, va entraîner la disparition de plusieurs milliers d'emplacements de stationnement sur l'ensemble du territoire. À l'échelle de l'agglomération de Lille-Roubaix-Tourcoing, ce sont ainsi 4 654 places qui sont concernées. Dans des villes de taille plus modeste comme Saint-Quentin, dans l'Aisne, ce sont 600 places qui doivent être neutralisées.
Sécurité routière et vitalité commerciale
Si l'argument sécuritaire est largement salué par les piétons, il suscite également des inquiétudes, notamment chez les commerçants. À Saint-Quentin, Fernando, un riverain, approuve sans réserve cette décision : "J'ai failli me faire renverser trois ou quatre fois. Les voitures qui arrivent ici ne voient rien." Un avis partagé à Franceinfo par Audrey, une automobiliste, qui admet ne pas avoir vu un piéton à cause d'un véhicule trop proche du passage.
En revanche, du côté des boutiques, le discours est tout autre. Mélissa, boulangère, déplore la suppression d'une place stratégique devant son commerce : "Ce sera encore des voitures en moins et des clients en moins. Les trois quarts de notre clientèle vient en voiture." Elle balaie également l'argument du danger, affirmant n'avoir jamais constaté d'accident à cet endroit précis.
Un coût important pour les municipalités
Les mairies, quant à elles, doivent faire face à un chantier aussi coûteux que contraint. À Saint-Quentin, la municipalité de droite a déjà mis aux normes la moitié des 1 200 passages piétons de la ville. Mais l'addition est salée : chaque aménagement (pose d'ilots, marquage au sol) coûte environ 2 000 euros. Avec 600 passages restants à traiter, la facture totale s'élèvera à 2,5 millions d'euros, pour un budget annuel de voirie de 6 millions.
"Le législateur s'est peut-être trompé", estime Thomas Dudebout, adjoint au maire, qui pointe un calendrier "très arbitraire" et l'absence de subventions dédiées. La ville envisage désormais de supprimer certains passages jugés superflus, en concertation avec les habitants. Pour mémoire, selon la Sécurité routière, 112 piétons ont été tués sur des passages protégés en 2024, un chiffre en légère baisse par rapport aux années précédentes.
Moins de places en surface : et si vous optimisiez votre stationnement ?
Alors que les places de stationnement en voirie se raréfient et que les contraintes réglementaires se multiplient, repenser ses habitudes de garage devient une nécessité, notamment pour les automobilistes urbains.
Face à cette réduction de l'offre de stationnement en surface, Yespark propose une alternative simple et efficace : le stationnement en ouvrage, accessible 24h/24 et 7j/7, à des tarifs compétitifs. Grâce à un réseau de parkings partenaires dans toute la France, Yespark permet de garer son véhicule en toute sérénité, sans perdre de temps à chercher une place en voirie, et à proximité de son domicile ou de son lieu de travail.
Que ce soit pour un abonnement mensuel sans engagement ou pour du stationnement horaire, Yespark s'impose comme la solution idéale dans un contexte où chaque mètre carré de voirie est désormais compté.