Les vélos électriques ont moins séduit les Français en 2025
En 2025, les ventes de vélos électriques de ville ont reculé de 29% en France. Un coup de frein qui interroge alors que la mobilité douce est au cœur des enjeux urbains. Voici les principales raisons de cette désaffection temporaire.
Cet engouement pour le deux-roues électrique marque-t-il une pause ?
Après des années de croissance fulgurante, le vélo à assistance électrique (VAE) traverse une passe difficile. D'après l'Observatoire du Cycle 2025 présenté par l'Union Sport & Cycle, les ventes de VAE ont chuté de 16 % sur un an, avec un segment particulièrement sinistré : le vélo de ville électrique, dont les ventes se sont effondrées de 29 %, à seulement 105 000 unités.
Comment expliquer ce coup de froid sur le marché hexagonal ? Plusieurs facteurs conjoncturels et structurels ont freiné les achats cette année.
Des aides financières en berne qui pèsent sur les budgets
L'un des freins majeurs reste le prix. Alors que le prix moyen d'un VAE en France tourne autour de 2 000 €, les aides à l'achat nationales (bonus vélo et prime à la conversion) ont pris fin le 14 février 2025. Selon André Ghestem, directeur de la commission Cycle chez l'Union Sport & Cycle, l'impact est immédiat : en 2024, 50 000 vélos avaient été subventionnés, contre seulement 42 000 sur le segment de la ville en 2025. Sans ce coup de pouce de l'État, les ménages, déjà frileux en raison du contexte économique, épargnent et arbitrent leurs dépenses.
Changement des usages et diversification de l'offre
Autre explication majeure : les usages évoluent. Finie l'époque où l'achat d'un vélo neuf était la seule option. Aujourd'hui, la location longue durée et le libre-service (VLS) captent une part croissante de la mobilité électrique. À cela s'ajoute une tendance de fond à la réparation, qui allonge la durée de vie des parcs existants et retarde le renouvellement des flottes.
Après le boom post-Covid (plus de 738 000 VAE vendus en 2022), le marché se normalise. La "bulle" a éclaté, laissant place à un stock d'occasion conséquent qui vient concurrencer le neuf. Par ailleurs, si le vélo de ville souffre, le marché se réoriente vers d'autres segments comme le Gravel ou le VTT, qui tirent mieux leur épingle du jeu et modifient les intentions d'achat.
L'infrastructure et le stationnement : un frein toujours présent
Enfin, l'environnement urbain reste un obstacle. La crainte du vol, le manque de pistes cyclables sécurisées et surtout l'absence de places de parking adaptées dissuadent de nombreux acheteurs potentiels. Le stationnement est un point de crispation : en moyenne, plus de 500 vélos sont volés chaque mois à Paris sur la voie publique. Pour les citadins qui n'ont ni garage ni cave, l'acquisition d'un vélo à 2 000 € sans solution d'abri sécurisé devient un risque difficile à assumer.
Comment inverser la tendance ? Selon les professionnels du secteur, le développement du vélo en France passe impérativement par des infrastructures adaptées. Il ne suffit plus de fabriquer de bons vélos, encore faut-il offrir une politique cyclable cohérente incluant des places de stationnement sécurisées.
C'est précisément sur ce verrou que Yespark agit en proposant Yespark Cyclo, un service de stationnement pour vélos. Pour un prix maîtris, les cyclistes urbains peuvent garer leur deux-roues dans des parkings privés en sous-sol, avec le même niveau de sécurité que pour une voiture.
Alors que la location et les usages alternatifs se développent, rassurer sur la protection du vélo reste un levier essentiel pour relancer l'acte d'achat. En facilitant la "dernière étape" du trajet, Yespark espère contribuer à lever les réticences et faire revenir les Français vers le vélo de ville électrique.