GRESB : 5 leviers mobilité et stationnement pour améliorer votre score
Le GRESB (Global Real Estate Sustainability Benchmark) est devenu la référence des foncières et des investisseurs immobiliers. Chaque année, ce benchmark évalue la performance ESG des portefeuilles immobiliers et conditionne l’accès à certains financements, la valorisation des actifs et la confiance des investisseurs institutionnels.
Un angle mort persiste pourtant : la mobilité et le stationnement. La plupart des soumissions GRESB ignorent les parkings souterrains, alors qu’ils pèsent une part significative de l’empreinte carbone d’un bâtiment. Les émissions liées au stationnement et aux déplacements des occupants relèvent le plus souvent du Scope 3, qui peut représenter 70 à 90 % de l’empreinte carbone totale d’un actif immobilier.
Un parking sous-occupé est un actif dormant, au même titre qu’une surface tertiaire laissée vacante. La différence, c’est qu’il pèse aussi sur votre bilan carbone.
Bonne nouvelle : en intégrant la mobilité dans votre stratégie ESG, vous réduisez votre empreinte carbone et vous gagnez des points GRESB. Voici cinq leviers concrets pour y parvenir.
Intégrer le stationnement dans votre reporting GRESB
Le premier levier est le plus évident, et le plus négligé : déclarer et suivre les consommations et les émissions liées au stationnement. Le référentiel GRESB 2026 prévoit des indicateurs dédiés aux parkings, notamment pour l’énergie, l’eau et les gaz à effet de serre.
Concrètement, si votre parking souterrain dispose de sous-compteurs, déclarez séparément les consommations des zones de stationnement : éclairage, ventilation, bornes de recharge. Cette granularité permet à GRESB de calculer précisément l’empreinte carbone de l’actif et d’identifier les axes d’amélioration.
L’impact sur le score : les données de performance like-for-like liées aux parkings alimentent directement le score de performance, avec des points alloués à la catégorie Outdoor & Parking.
Déployer le stationnement mutualisé pour réduire les émissions
Le stationnement mutualisé consiste à partager les places disponibles entre plusieurs usagers (locataires, entreprises voisines, résidents, visiteurs) plutôt que de les réserver à un usage unique. Cette approche optimise l’utilisation des espaces existants et réduit le besoin de construire de nouvelles places, source majeure d’émissions de construction et d’imperméabilisation des sols.
Pour GRESB, cette stratégie s’inscrit dans une démarche de réduction de l’empreinte carbone globale de l’actif. En diminuant le nombre de places nécessaires, vous réduisez mécaniquement les émissions associées (éclairage, ventilation, circulation) et vous libérez des surfaces reconvertibles en espaces végétalisés ou en infrastructures de mobilité douce.
Des solutions comme Yespark permettent aux foncières de commercialiser leurs places vacantes via une marketplace digitale, sans investissement lourd, sur un modèle déjà éprouvé par les bailleurs sociaux qui valorisent leurs places inoccupées.
L’opérateur gère l’ensemble du dispositif (accès, paiement, reporting) et reverse une part des revenus au propriétaire. Un actif sous-exploité devient ainsi un levier de performance ESG et financière.
Électrifier les places de stationnement
L’électrification des places est l’un des leviers les plus rentables pour le score GRESB. En installant des bornes de recharge pour véhicules électriques, vous réduisez les émissions liées aux déplacements des occupants et vous répondez à une demande croissante des locataires et de leurs collaborateurs.
Selon les données du secteur, 48 % des conducteurs de véhicules électriques renoncent à un hôtel ou à un immeuble dépourvu de borne de recharge. Pour les foncières, le signal est clair : l’absence d’infrastructure de recharge devient un frein à l’attractivité des actifs.
Sur le plan GRESB, l’électrification contribue à la réduction des émissions de Scope 3 liées aux déplacements des occupants. Les émissions de recharge sont classées en Scope 3 « tenant usage » et entrent dans le calcul de l’empreinte carbone de l’actif.
Les foncières les plus avancées vont plus loin avec le smart charging : la consommation électrique est pilotée selon les pics de demande et les tarifs, tout en gardant les bornes disponibles pour les utilisateurs.
Gérer la demande de stationnement par la technologie
La gestion intelligente du stationnement ne se limite pas à l’offre : elle agit aussi sur la demande. En exploitant des données en temps réel (taux d’occupation, durée moyenne de stationnement, profils d’utilisation), les foncières peuvent :
- Optimiser l’allocation des places entre locataires, visiteurs et entreprises.
- Réduire les pics de congestion et les émissions liées à la recherche d’une place.
- Encourager le covoiturage en réservant des places aux véhicules multi-occupants.
- Proposer des alternatives (vélo, trottinette, transports en commun) intégrées à l’expérience locative.
GRESB valorise les démarches qui démontrent une gestion proactive de la mobilité et une réduction mesurable des émissions. Les actifs qui documentent ces initiatives obtiennent des scores de performance plus élevés.
S’appuyer sur des certifications et des données vérifiées
Pour maximiser l’impact sur le score GRESB, appuyez-vous sur des certifications reconnues et des données vérifiées. Le ModeScore, par exemple, est une certification de mobilité durable alignée sur les standards GRESB. Elle évalue les bâtiments selon cinq critères : mobilité active, transports en commun, véhicules privés, logistique verte et accessibilité.
En intégrant une certification de ce type à votre stratégie, vous fournissez à GRESB des données vérifiées qui renforcent la crédibilité de votre reporting et peuvent se traduire par des points supplémentaires.
L’offre Flex, le parking collaboratif digitalisé
Pour les foncières qui souhaitent digitaliser la gestion de leur stationnement, Yespark propose l’offre Flex, un parking collaboratif digitalisé. Chaque utilisateur réserve sa place depuis l’application et accède au parking par un système connecté.
La foncière garde, de son côté, une vue continue sur les usages constatés. Cette solution rationalise les coûts (paiement à l’usage réel), améliore le taux d’occupation et produit des données exploitables pour le reporting ESG.
Yespark exploite aujourd’hui un réseau de plus de 100 000 places en Europe, confiées par 400 propriétaires partenaires, ce qui fait de l’entreprise le premier acteur du stationnement digital en France.